La Banque mondiale et le Gouvernement de la République Démocratique du Congo ont signé samedi 30 mai 2009 trois accords de projets pour un montant de 77 millions de dollars américains, pour la mise en œuvre du Programme national forêts et conservation de la nature. La Banque mondiale s’est fait représenter par Marie Françoise Nelly, Directrice des opérations pour les deux Congo, et le Gouvernement de la République, par Athanase Matenda et José Endundo, respectivement Ministres des Finances et de l’Environnement, conservation de la nature et tourisme.
En effet, point n’est besoin aujourd’hui d’expliquer que les forets, la faune et la biodiversité de la République sont des ressources stratégiques. Elles représentent une source irremplaçable de protéines animales, de médicaments, d’énergie domestique, de matériel de construction, et de revenus monétaires, et jouent de fait, un rôle important dans la vie d’environ 40 millions de congolais, spécialement des populations rurales et autochtones. En outre, les forets et les parcs de la Rdc font aussi partie du patrimoine de l’humanité toute entière à cause de la richesse de leur biodiversité et de leur fonction dans le stockage du carbone et la régulation du cycle de l’eau et du climat.
Les accords de projets signés et les programmes nationaux qu’ils soutiennent, visent à modifier profondément et rendre plus équitable la manière dont l’Etat, les populations, la société civile, le secteur privé et d’autres acteurs interagissent dans l’accès à ces ressources naturelles, dans le partage des responsabilités de gestion, du maintien des droits coutumiers et de la jouissance des bénéfices économiques, tout en assurant la protection et la conservation de la ressource.
Une signature à valeur symbolique
« Il y a eu une raison toute particulière pour laquelle je suis fière de signer cette série d’accords aujourd’hui », a indiqué la Directrice des Opérations, avant de dire que c’est la valeur symbolique qu’ils représentent, et ceci d’après elle s’illustre par plusieurs aspects : En premier lieu, il s’agit de la réalisation d’un objectif ambitieux amorcé dès la reprise de la coopération entre la Banque mondiale et la Rdc, pour mettre en place un cadre légal et institutionnel rénové et assurer l’assainissement du secteur dont l’aboutissement est traduit dans la conclusion satisfaisante de la revue légale des titres forestiers. En second lieu, c’est le leadership affirmé par le Gouvernement au plus haut niveau par le Chef de l’Etat et au niveau du Ministère de tutelle par une mise en œuvre responsable et dynamique des orientations, stratégie. Enfin, il s’agit de l’aboutissement d’un partenariat multi bailleurs en ligne avec les principes de la déclaration de Paris sur l’harmonisation de l’aide.
Il sied de souligner que ce projet constitue une réponse qui privilégie une approche intégrale de la question forestière. « Je ne peux que m’en réjouir et exhorter les organes impliqués dans sa mise en œuvre avec professionnalisme pour des résultats visibles et durables », a indiqué A. Matenda, Ministre des Finances et Gouverneur de la Banque mondiale, avant d’ajouter que les questions forestières et environnementales sont à inscrire dans la durée, car les générations futures en dépendent. Pour rappel, en cinq mois, la Rdc a conclut trois accords de don qui totalisent 354 millions de dollars américains, pour ne rester que sur cette période, il nous reste à activer tous les mécanismes tant opérationnels que stratégiques pour que ces ressources se convertissent réellement en actes de développement sur le terrain.
Source : L'Avenir, édition du jeudi 04 juin 2009 [Webmaster]