M. Medjomo Coulibaly, Représentant résident de la Bad en République démocratique du Congo a représenté Donald Kaberukua, Président de cette Institution financière internationale à la signature de ce projet, avec le Gouvernement Congolais représentés par Athanase Matenda, Laurent Muzangisa, César Lubamba, Kimbembe Mazunga, respectivement Ministre des Finances et de l’Energie ; Vice-ministre des Finances et Conseiller principal du Chef de l’Etat en charge des infrastructures.
Pour un cout estimatif de 160,0 millions d’Unités de Compte, dont 26,70 millions d’Unité de compte pour la Rdc, le projet a un délai d’exécution de 60 mois à partir de 2009. Le même projet est cofinancé par les Gouvernements des cinq pays concernés à hauteur de 9,09 millions d’Unités de Compte représentant les contreparties gouvernementales et aussi par le Jbic (40, O3 millions d’Unité de compte) et l’Afd (11,79 millions d’Unités de Compte) ; la contribution de la Bad à travers le Fad étant de 100 millions d’Unités de Compte.
En effet, la Rdc, en dépit de son fabuleux potentiel hydroélectrique, accuse encore un des plus faibles taux d’électrification en Afrique, soit 6% contre une moyenne de 35% sur le continent. Cet appui de la Banque africaine de développement au titre de ce projet multinational permettra de construire et renforcer de 769 Km de ligne en 220 kilovolts et 110 kilovolts et de 17 postes de transformation en vue d’interconnecter les réseaux électriques de cinq pays de la région.
Le contexte de l’intervention de la Bad
Pour le Représentant résident de la BAD en Rdc, si son institution veut financer ce projet, c’est en raison de la situation énergétique de la sous-région au sein de laquelle les pays de la Cepgl constituent la zone la plus vulnérable. Ensuite, au regard de la mission lui assignée, la Bad ne pouvait que soutenir cette initiative d’intégration régionale dans un paysage sociopolitique fortement troublé surtout au vu de son expérience dans des domaines et projets similaires et de sa forte implication dans la mise en œuvre du Népad.
" Outre leurs couts substantiels, les projets multinationaux nécessitent une approche méthodique dans leur programmation tout comme la détermination des séquences d’activités en vue ; un engagement effectif des sphères politiques impliquées, la nécessaire convergence, voire l’ancrage des politiques et des réformes nationales ; une harmonisation des règles de procédures de passation des marchés (…), des exigences qui font défaut dans la plupart des pays africains et singulièrement en Afrique au Sud du Sahara, mais je reste convaincu qu’avec un peu d’audace et de suivi, l’on pourrait aplanir aisément ", a indiqué Medjomo Coulibaly, Représentant résident de la Bad.
Le Gouvernement veut travailler dans l’esprit d’urgence
Le Gouvernement de la République met l’accent sur l’esprit d’urgence dans la mise en œuvre de différents projets, surtout de ce dernier, pour le plus grand bonheur des populations. " C’est de cette façon que ces ressources se convertiront réellement en opportunités de développement en faveur de la République ", a indiqué A. Matenda, avant d’exhorter que l’implication de chacune et de chacun soit sans faille pour gagner le véritable pari consistant à transformer les écrits (car un accord reste encore un écrit), en tangibles et visibles.
Source : L'Avenir, édition du jeudi 04 juin 2009 [Webmaster]