Le constat des maux majeurs dont souffre la fiscalité de notre pays a déjà été fait depuis quelques années, notamment avec le concours des experts et consultants du FMI et de la Banque Mondiale. La liste ci-dessous en donne pêle-mêle quelques-uns. Il s’agit de :
L’inexistence d’une obligation fiscale minimale dans le chef de personnes adultes, traduisant un manque de solidarité pour la participation de chacun aux charges de fonctionnement et développement de la nation, tel que l’exige la Constitution de notre pays ;
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Le maintien du principe de la territorialité de l’impôt qui ne permet pas à l’Etat d’imposer des obligations aux nationaux et résidents qui réalisent des revenus à l’étranger, alors qu’ils sont bénéficiaires, même potentiellement, de la protection diplomatique ;
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Un régime d’imposition de droit commun antiéconomique caractérisé par des taux d’imposition élevés et l’absence d’incitants fiscaux à l’investissement, freinant ainsi l’activité économique et donc réduisant l’assiette fiscale ;
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Une fiscalité indirecte en cascade, cumulative, qui ne favorise pas l’industrialisation et la compétitivité des entreprises locales ;
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La non identification de tous les contribuables par l’administration fiscale à cause de l’absence de coordination entre les différents services intéressés (Ministère de la Justice, Ministère du Commerce Extérieur, Ministère de l’Economie, BCC, DGI, etc…) et de l’existence de plusieurs numéros d’identification, rendant quasiment impossible le recoupement des informations entre ces services ;
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L’absence de culture fiscale, se traduisant notamment par l’absence d’exemplarité des autorités politiques et administratives en matière fiscale en s’octroyant des exemptions et exonérations indues ;
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Les tracasseries administratives de toute sorte et l’utilisation abusive de la notion d’autorité et de force publiques ;
Cette énumération, qui n’est pas du tout exhaustive, donne néanmoins un tableau éloquent de l’ampleur des problèmes qui caractérisent notre système fiscal et auxquels des solutions doivent être trouvées de manière progressive, dans le cadre d’une politique fiscale bien pensée.
Ce vaste chantier est ouvert depuis quelques temps, et des réformes convenues avec les partenaires dans le cadre des programmes économiques ont déjà été entreprises.
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